
Exemple de dashboard de documentation analytics permettant d’identifier les questions fréquentes, les guides consultés et les zones de friction.
La documentation technique est souvent pensée comme un ensemble de guides destinés à expliquer un produit. Les équipes rédigent des tutoriels, structurent une base de connaissances et publient des pages censées répondre aux questions des utilisateurs. Pourtant, même lorsqu’elle est bien organisée, il reste difficile de savoir ce qui fonctionne réellement.
Certaines pages sont beaucoup consultées, d’autres presque jamais. Certaines recherches restent sans réponse. Et certaines questions continuent d’arriver au support malgré l’existence de guides détaillés, ce qui alimente souvent les tickets liés à la documentation, comme nous l’expliquons dans notre analyse sur l’impact d’une documentation obsolète sur les tickets support.
C’est précisément ce que cherche à résoudre la documentation analytics : analyser les interactions entre les utilisateurs et la documentation afin d’identifier les contenus utiles, les points de friction et les sujets à améliorer en priorité.
Dans ce guide, nous allons voir ce qu’est la documentation analytics, pourquoi elle devient essentielle pour les équipes produit et documentation, et comment utiliser ces signaux pour améliorer concrètement la documentation.
Documentation analytics : définition, fonctionnement et exemples#
La documentation analytics désigne l’ensemble des méthodes permettant d’analyser comment les utilisateurs interagissent réellement avec une documentation produit ou technique.
Contrairement à des métriques générales comme le nombre de pages vues, la documentation analytics cherche à comprendre l’usage réel des contenus documentaires : ce que les utilisateurs recherchent, les pages qu’ils consultent, les informations qu’ils ne trouvent pas et les questions qu’ils posent.
Cette approche s’appuie sur plusieurs types de signaux mesurables :
- les recherches effectuées dans la documentation
- les questions posées par les utilisateurs dans un chat ou via le support
- les pages consultées dans la base de connaissances
- les contenus peu consultés
- les tickets support liés à des incompréhensions documentaires
Ces données permettent d’identifier ce qui fonctionne réellement dans la documentation et ce qui crée des frictions pour les utilisateurs.
Par exemple, lorsqu’une même question revient régulièrement dans les tickets support, cela indique souvent qu’une information est difficile à trouver ou mal expliquée. À l’inverse, lorsqu’un guide est très consulté mais génère très peu de questions, cela signifie généralement qu’il répond bien aux besoins des utilisateurs.
La documentation analytics permet donc de passer d’une documentation rédigée puis mise à jour ponctuellement à une documentation pilotée par l’usage réel des utilisateurs.
Les équipes produit, documentation et support peuvent alors s’appuyer sur ces signaux pour identifier les contenus à améliorer, repérer les sujets mal couverts et prioriser les mises à jour les plus utiles.
Pourquoi la documentation analytics devient essentielle#
Pendant longtemps, la documentation a été gérée comme un contenu statique : on rédige des guides, on les publie, puis on les met à jour lorsque le produit évolue.
Ce modèle tient tant que le produit reste simple et que le nombre d’utilisateurs est limité. Mais à mesure que les fonctionnalités, les parcours et les sources d’information se multiplient, il devient plus difficile de savoir si la documentation répond réellement aux besoins des utilisateurs.
Dans beaucoup d’entreprises, les équipes manquent de visibilité sur des questions pourtant essentielles :
- quelles pages sont réellement utilisées ;
- quelles recherches les utilisateurs effectuent ;
- quelles questions continuent d’arriver au support malgré la documentation ;
- quels contenus sont rarement consultés ou difficiles à trouver.
Sans ces informations, la documentation est souvent maintenue de manière intuitive. Les équipes corrigent certaines pages lorsqu’un problème remonte, ajoutent de nouveaux guides pour accompagner des fonctionnalités et mettent à jour certains contenus au fil des releases. Mais elles disposent rarement d’une vision claire de la performance réelle de la documentation.
C’est précisément ce que permet la documentation analytics : transformer les interactions des utilisateurs avec la documentation en indicateurs mesurables. Les recherches, les consultations de pages, les questions posées dans le support ou dans les chats permettent alors de répondre à des questions simples :
- Quels contenus répondent réellement aux besoins des utilisateurs ?
- Quelles informations sont difficiles à trouver ?
- Quels sujets génèrent le plus de tickets support ?
- Quels guides doivent être améliorés en priorité ?
La documentation n’est alors plus seulement un ensemble de guides à maintenir ponctuellement. Elle devient un système que les équipes produit, documentation et support peuvent améliorer en continu à partir de signaux concrets.
Pour exploiter cette approche, il faut d’abord comprendre quels indicateurs permettent d’observer l’usage réel de la documentation.
Quels indicateurs permettent d’analyser l’utilisation de la documentation ?#
Pour comprendre comment une documentation est réellement utilisée, il faut observer plusieurs types d’indicateurs. Contrairement à des métriques générales comme le nombre de pages vues, la documentation analytics s’intéresse aux interactions concrètes entre les utilisateurs et les contenus.
Ces indicateurs permettent notamment de voir :
- comment les utilisateurs recherchent l’information ;
- quels contenus sont réellement utiles ;
- quelles informations restent difficiles à trouver ;
- quels sujets génèrent encore des questions.
Les plus utiles sont généralement les suivants.
Exemple concret de documentation analytics#
Dans une équipe SaaS, un dashboard de documentation analytics peut par exemple afficher :
- les questions les plus posées par les utilisateurs ;
- les guides les plus consultés ;
- les recherches sans résultat ;
- les pages consultées avant l’ouverture d’un ticket support.
Ces données permettent d’identifier rapidement les contenus qui posent problème.
Par exemple, si un guide est très consulté mais qu’il est souvent suivi d’un ticket support, cela indique généralement que certaines étapes restent difficiles à comprendre ou que des informations importantes manquent.
La documentation analytics permet alors de corriger ces pages en priorité.
Les recherches dans la documentation#
Les recherches effectuées dans la documentation constituent l’un des indicateurs les plus révélateurs.
Chaque recherche reflète une intention précise : un utilisateur cherche une information qu’il ne trouve pas immédiatement dans la structure des guides ou dans la base de connaissances. L’analyse de ces recherches permet de comprendre :
- les sujets les plus recherchés ;
- les termes utilisés par les utilisateurs ;
- les recherches qui ne retournent aucun résultat.
Les recherches sans réponse sont particulièrement importantes. Lorsqu’un utilisateur saisit un terme qui ne correspond à aucun contenu existant, cela indique souvent qu’un sujet n’est pas documenté ou que le vocabulaire utilisé dans la documentation ne correspond pas à celui des utilisateurs.
Les questions des utilisateurs#
Les questions posées par les utilisateurs constituent un autre signal essentiel.
Ces questions apparaissent généralement dans plusieurs canaux :
- les tickets support ;
- les conversations dans les chats utilisateurs ;
- les assistants conversationnels intégrés à la documentation.
L’analyse des questions permet notamment d’identifier :
- les sujets mal expliqués ;
- les étapes de parcours difficiles à comprendre ;
- les fonctionnalités qui génèrent le plus d’interrogations.
Ces informations permettent ensuite d’améliorer directement les contenus concernés.
Ce phénomène est fréquent lorsque la documentation ne correspond pas pleinement à la manière dont les utilisateurs formulent leurs besoins, comme nous l’expliquons dans notre article sur pourquoi les utilisateurs posent des questions malgré la documentation.
Les guides consultés#
L’analyse des pages consultées permet d’identifier les contenus réellement utilisés par les utilisateurs.
Certaines pages sont consultées très fréquemment car elles répondent à des besoins essentiels : installation, configuration, résolution de problèmes courants ou utilisation de fonctionnalités importantes.
Identifier ces guides permet de comprendre :
- quels contenus sont critiques pour les utilisateurs ;
- quels sujets nécessitent des explications particulièrement claires ;
- quels guides doivent être maintenus en priorité.
À l’inverse, certaines pages sont très peu consultées. Cela peut indiquer que ces contenus sont difficiles à trouver ou qu’ils ne correspondent pas aux besoins réels des utilisateurs.
Les tickets support liés à la documentation#
Les tickets support constituent souvent l’un des indicateurs les plus utiles pour analyser les lacunes de la documentation.
Lorsqu’un utilisateur ouvre un ticket malgré la présence d’un guide, cela signifie généralement que l’information n’était pas suffisamment claire, visible ou complète.
L’analyse des tickets permet d’identifier :
- les sujets qui génèrent le plus de demandes ;
- les guides qui ne répondent pas entièrement aux questions des utilisateurs ;
- les problèmes récurrents qui devraient être mieux documentés.
Ces données permettent de relier directement les difficultés rencontrées par les utilisateurs aux contenus documentaires concernés.
En les combinant avec les autres signaux d’usage, les équipes peuvent identifier plus précisément quels contenus doivent être améliorés en priorité.
Quand ce décalage persiste, il se traduit très vite par une hausse du volume de tickets, comme nous le détaillons dans notre analyse sur l’impact d’une documentation obsolète sur les tickets support.
Quels problèmes la documentation analytics permet d’identifier ?#
L’objectif de la documentation analytics n’est pas seulement d’observer le comportement des utilisateurs, mais d’identifier les problèmes concrets qui empêchent la documentation de remplir son rôle.
Lorsque les équipes disposent de données d’usage fiables, elles peuvent détecter beaucoup plus facilement les zones de friction dans la documentation.
Ces signaux permettent notamment d’identifier plusieurs types de problèmes récurrents.
Les contenus difficiles à trouver#
Un premier problème concerne les contenus qui existent déjà mais que les utilisateurs ne parviennent pas à trouver facilement.
Dans de nombreuses bases de connaissances, certaines informations sont correctement documentées mais restent difficiles à localiser. Le titre d’un guide peut ne pas correspondre aux mots utilisés par les utilisateurs, la structure de la documentation peut être peu intuitive ou les informations peuvent être réparties dans plusieurs pages.
L’analyse des recherches effectuées dans la documentation permet souvent de détecter ce type de situation. Lorsque les utilisateurs recherchent fréquemment un sujet qui correspond déjà à un guide existant, cela indique généralement un problème de structure, de navigation ou de vocabulaire.
Dans ce cas, le problème ne vient pas du contenu lui-même, mais de la manière dont il est organisé ou présenté dans la documentation.
Les questions sans réponse#
Un autre problème fréquent concerne les questions pour lesquelles aucune réponse claire n’existe dans la documentation.
Ces lacunes apparaissent généralement à travers plusieurs signaux : recherches sans résultat, questions répétées dans le support ou conversations récurrentes dans les chats utilisateurs.
Lorsqu’un même sujet revient régulièrement dans les tickets ou dans les échanges avec le support, cela signifie souvent qu’une information importante n’est pas documentée ou que la réponse existante n’est pas suffisamment claire.
L’analyse de ces questions permet alors d’identifier précisément les sujets qui devraient être mieux couverts par la documentation.
Les guides rarement consultés#
La documentation analytics permet également de repérer les contenus très peu consultés.
Certaines pages restent quasiment invisibles pour les utilisateurs. Cela peut indiquer plusieurs problèmes possibles : le guide est difficile à trouver, son titre ne correspond pas aux recherches des utilisateurs ou le sujet traité ne correspond pas aux besoins réels des utilisateurs.
Identifier ces contenus permet aux équipes de prendre des décisions plus éclairées : améliorer leur visibilité, les restructurer ou parfois les supprimer lorsqu’ils ne répondent plus à un usage réel.
Les frictions qui génèrent des tickets support#
Enfin, l’un des signaux les plus révélateurs concerne les frictions qui se traduisent directement par des tickets support.
Lorsqu’un utilisateur consulte la documentation mais ouvre malgré tout un ticket pour poser une question, cela signifie généralement que l’information n’était pas suffisamment claire, visible ou complète.
En croisant les pages consultées avec les tickets support associés, les équipes peuvent identifier les guides qui génèrent le plus de demandes d’assistance.
Ces données permettent de relier directement les problèmes rencontrés par les utilisateurs aux contenus documentaires concernés.
En pratique, la documentation analytics transforme des signaux dispersés en indicateurs concrets.
Les équipes peuvent ainsi comprendre où se situent réellement les problèmes dans leur documentation et concentrer leurs efforts sur les contenus les plus importants pour les utilisateurs.
Comment utiliser la documentation analytics pour améliorer la documentation#
Identifier les problèmes dans la documentation est une première étape. La véritable valeur de la documentation analytics apparaît lorsque ces informations servent à améliorer concrètement les contenus.
Les données d’usage permettent de passer d’une documentation maintenue de manière intuitive à une documentation pilotée par l’analyse des comportements réels des utilisateurs. Cette logique rejoint une approche plus continue de la documentation, proche de ce que nous décrivons dans notre article sur le DocOps et la documentation continue.
Plutôt que de mettre à jour les guides ponctuellement, les équipes peuvent utiliser ces signaux pour orienter leurs décisions éditoriales.
Pour passer de ces principes à une méthode concrète, nous détaillons aussi comment analyser une documentation technique étape par étape.
Trois types d’actions sont généralement prioritaires.
Prioriser les contenus à corriger#
Toutes les pages d’une documentation n’ont pas le même impact pour les utilisateurs.
Certaines pages sont consultées très fréquemment, apparaissent régulièrement dans les recherches ou sont associées à de nombreux tickets support. Ces contenus constituent souvent les points de friction les plus importants dans la documentation produit.
L’analyse des données d’usage permet d’identifier ces pages critiques. En observant les recherches fréquentes, les guides consultés avant l’ouverture d’un ticket ou les sujets les plus mentionnés dans le support, les équipes peuvent repérer les contenus qui méritent d’être améliorés en priorité.
Cette approche permet de concentrer les efforts sur les pages qui auront le plus d’impact sur l’expérience des utilisateurs et sur la réduction des demandes support.
Identifier les sujets qui doivent être documentés#
Les données issues des recherches et des questions des utilisateurs révèlent également les sujets qui ne sont pas encore couverts par la documentation.
Lorsqu’un même terme apparaît régulièrement dans les recherches sans résultat, ou lorsque les utilisateurs posent fréquemment la même question dans le support, cela indique souvent qu’un sujet important n’est pas encore documenté.
La documentation analytics permet ainsi d’identifier les lacunes documentaires et de déterminer quels nouveaux guides devraient être créés.
Au lieu de produire du contenu de manière hypothétique, les équipes peuvent s’appuyer sur des besoins réels exprimés par les utilisateurs et documenter les sujets qui génèrent le plus de friction.
Améliorer les guides existants#
Enfin, la documentation analytics permet d’améliorer progressivement les guides déjà publiés.
Lorsqu’un guide est très consulté mais génère encore des questions ou des tickets support, cela indique généralement que certaines explications restent ambiguës, incomplètes ou difficiles à comprendre.
L’analyse des interactions des utilisateurs permet alors d’identifier précisément les sections qui posent problème.
Les équipes peuvent par exemple :
- clarifier certaines étapes d’un guide ;
- ajouter des exemples ou des captures d’écran ;
- restructurer une page pour rendre l’information plus accessible ;
- compléter un guide avec des informations manquantes.
Au fil du temps, ces améliorations successives permettent d’aligner progressivement la documentation avec les besoins réels des utilisateurs. Cette logique d’amélioration continue rejoint directement une démarche plus opérationnelle, que nous détaillons dans notre guide sur comment améliorer une documentation technique.
La documentation cesse alors d’être un simple ensemble de guides rédigés à un moment donné : elle devient un système évolutif, amélioré en continu grâce aux données d’usage et aux interactions réelles des utilisateurs.
Quels outils permettent d’analyser l’utilisation de la documentation ?#
Plusieurs types d’outils permettent aujourd’hui d’analyser l’utilisation d’une documentation technique, mais ils ne couvrent pas tous les mêmes besoins.
Selon les équipes et les outils utilisés, l’analyse de la documentation peut s’appuyer sur différentes sources de données : plateformes de documentation, outils de support ou solutions d’analytics plus générales.
Les plateformes de documentation avec analytics intégrées#
Certaines plateformes de documentation intègrent déjà des fonctionnalités d’analytics.
GitBook, par exemple, propose des outils permettant d’observer l’utilisation des guides, les recherches effectuées par les utilisateurs ou les pages les plus consultées.
Ces fonctionnalités permettent notamment de suivre :
- les pages les plus consultées ;
- les recherches effectuées dans la documentation ;
- les parcours de lecture des utilisateurs.
Dans le cas des documentations API ou des portails développeurs, ces données permettent de mieux comprendre comment les utilisateurs naviguent dans les guides techniques.
Les outils de support et de knowledge base#
D’autres outils abordent la documentation analytics à partir du support client ou des bases de connaissances.
Des plateformes comme Zendesk ou Intercom permettent par exemple d’analyser :
- les articles de help center les plus consultés ;
- les tickets support liés à certaines pages ;
- les questions récurrentes posées par les utilisateurs.
Ces données permettent d’identifier les sujets qui génèrent le plus de demandes d’assistance et de comprendre quelles informations manquent dans la documentation.
Les outils d’analytics généraux#
Certaines équipes utilisent également des outils d’analytics plus généralistes, comme Google Analytics ou des solutions de product analytics, pour analyser l’usage de leur documentation.
Ces outils permettent notamment d’observer :
- les parcours de navigation dans la documentation ;
- les pages consultées avant l’ouverture d’un ticket ;
- les contenus qui génèrent le plus d’engagement.
Cependant, ces solutions restent souvent limitées pour comprendre les questions réelles des utilisateurs ou les problèmes rencontrés dans la documentation.
Les limites des outils actuels#
Dans la plupart des organisations, ces différentes sources de données restent fragmentées.
Les plateformes de documentation mesurent les consultations et les recherches, mais elles relient rarement ces données aux questions réellement posées par les utilisateurs.
À l’inverse, les outils de support permettent d’identifier les sujets qui génèrent des tickets, sans toujours les relier précisément aux guides consultés auparavant.
Cette fragmentation rend difficile l’analyse complète de l’usage de la documentation.
Vers des plateformes dédiées à la documentation analytics#
C’est précisément ce que cherchent à résoudre les outils spécialisés en documentation analytics.
Une plateforme dédiée ne se contente pas de mesurer des pages vues ou des visites : elle relie les recherches dans la documentation, les questions des utilisateurs, les guides consultés et les tickets support afin d’identifier les contenus qui posent réellement problème.
Dans cette logique, Doklear vise à apporter une couche d’analyse complète pour reconnecter les recherches dans la documentation, les questions des utilisateurs, les guides consultés et les tickets support.
En reconnectant ces différentes sources de données, les équipes peuvent mieux comprendre où se situent les points de friction, quelles pages doivent être améliorées en priorité et quels nouveaux contenus méritent d’être créés. Cette étape permet ensuite de rédiger une documentation technique de manière plus ciblée, à partir de besoins réels plutôt que d’hypothèses.
Questions fréquentes sur la documentation analytics#
Qu’est-ce que la documentation analytics ?#
La documentation analytics consiste à analyser l’usage réel d’une documentation technique : recherches effectuées par les utilisateurs, guides consultés, questions posées dans le support et tickets liés à des incompréhensions documentaires.
L’objectif est de comprendre comment les utilisateurs interagissent avec la documentation afin d’identifier les contenus utiles, les informations difficiles à trouver et les sujets qui doivent être mieux documentés.
Pourquoi analyser l’utilisation de la documentation ?#
Analyser l’utilisation de la documentation permet de vérifier si les guides répondent réellement aux besoins des utilisateurs.
Sans données d’usage, les équipes travaillent souvent à partir d’hypothèses. Elles créent ou modifient des guides sans savoir quels contenus sont réellement utilisés ni quelles informations posent problème.
La documentation analytics permet au contraire de s’appuyer sur des signaux concrets, comme les sujets les plus recherchés, les guides les plus consultés, les questions fréquentes ou les contenus qui génèrent des tickets support.
Ces informations aident à prioriser les mises à jour et à améliorer la documentation de manière plus pertinente.
Quels indicateurs permettent de mesurer la performance d’une documentation ?#
Plusieurs indicateurs permettent d’évaluer la performance d’une documentation technique.
Les plus utilisés sont généralement :
- le volume de recherches dans la documentation ;
- les recherches sans résultat ;
- les guides les plus consultés ;
- les pages rarement consultées ;
- les tickets support liés à la documentation ;
- les questions récurrentes posées par les utilisateurs.
En combinant ces indicateurs, les équipes peuvent identifier les zones de friction dans la documentation et améliorer en priorité les contenus qui ont le plus d’impact pour les utilisateurs.
Quelle est la différence entre documentation analytics et documentation metrics ?#
Les documentation metrics correspondent généralement à des indicateurs simples, comme le nombre de pages vues, le temps passé sur un guide ou le taux de consultation d’un article.
La documentation analytics va plus loin : elle cherche à analyser les interactions réelles entre les utilisateurs et la documentation afin de comprendre les problèmes rencontrés et les informations difficiles à trouver.
| Documentation metrics | Documentation analytics |
|---|---|
| Mesure l'activité (pages vues, temps passé) | Analyse l’usage réel de la documentation |
| Données quantitatives | Données comportementales |
| Indique ce qui est consulté | Explique pourquoi les utilisateurs posent des questions |
| Peu lié au support | Relie documentation, recherches et tickets support |
On peut résumer la différence ainsi :
- les documentation metrics mesurent l’activité ;
- la documentation analytics cherche à comprendre les usages et les frictions rencontrées par les utilisateurs.
Comment réduire les tickets support grâce à la documentation analytics ?#
La documentation analytics permet d’identifier les contenus qui génèrent le plus de demandes d’assistance.
Par exemple, lorsqu’un guide est souvent consulté mais que les utilisateurs ouvrent tout de même des tickets support, cela indique généralement que certaines explications restent ambiguës ou incomplètes.
En analysant ces situations, les équipes peuvent :
- clarifier les guides existants ;
- ajouter des étapes manquantes ;
- améliorer la structure des pages ;
- documenter des sujets qui génèrent des questions récurrentes.
Avec le temps, ces améliorations permettent de réduire le volume de tickets support liés à la documentation et d’améliorer l’autonomie des utilisateurs.
Quels outils permettent de faire de la documentation analytics ?#
Plusieurs types d’outils permettent d’analyser l’usage d’une documentation :
- les plateformes de documentation avec analytics intégrées ;
- les outils de support et de knowledge base ;
- les outils d’analytics généraux connectés à la documentation.
Cependant, ces solutions restent souvent fragmentées : certaines mesurent les consultations de pages, d’autres analysent les tickets support, mais peu d’outils relient réellement l’ensemble de ces données.
C’est précisément l’objectif des plateformes spécialisées en documentation analytics, qui cherchent à relier les recherches, les questions utilisateurs, les guides consultés et les tickets support afin d’identifier les contenus à améliorer en priorité.
Conclusion#
Comprendre comment les utilisateurs utilisent réellement une documentation devient indispensable à mesure que les produits se complexifient.
Les recherches dans la documentation, les questions posées par les utilisateurs, les guides consultés et les tickets support constituent des signaux précieux pour identifier les frictions documentaires et améliorer les contenus les plus utiles.
La documentation analytics permet ainsi de passer d’une documentation mise à jour ponctuellement à une documentation pilotée par les usages réels des utilisateurs.
Dans cette logique, Doklear aide les équipes produit, documentation et support à analyser les recherches, les questions des utilisateurs, les guides consultés et les tickets support afin d’identifier les contenus à améliorer en priorité et de transformer la documentation en un système réellement piloté par l’usage.